Médecins de Montagne

Edité le 21/09/2019

Coeur et respiration

L'adaptation du cœur et de la respiration dans la randonnée

Cœur et poumons jouent un rôle essentiel dans le transport de l'oxygène de l'air ambiant aux muscles. En sollicitant régulièrement notre système musculaire, les fonctions respiratoires et cardiaques gagnent en efficacité de façon significative.

 

La randonnée pédestre, activité régulière et prolongée, d'intensité modérée, est un exercice physique qui entretient voire améliore le transport de l'oxygène vers tous les organes de notre corps.

 

Les muscles thoraciques sont peu sollicités par la marche en terrain plat ou en montée ce qui n'entrave pas l'activité des muscles respiratoires de la ventilation.

 

La respiration

Pour faciliter la respiration, le sac à dos doit être porté de manière à ne pas exercer de pression sur la cage thoracique. Le poids de la charge doit être réparti entre les épaules et les crêtes iliaques par un bon ajustement de la ceinture ventrale.


L'essoufflement apparaît au delà d'une certaine intensité d'effort, témoignant d'une vitesse de marche excessive ou d'un degré de pente trop élevé. Cet essoufflement s'accompagne d'un déficit d'oxygénation. L'accumulation d'acide lactique fait naître des douleurs ou des crampes sur les groupes musculaires sollicités par la marche. C'est la perception d'un souffle régulier, qui règle la vitesse de la marche.


Il est inutile de s'imposer un rythme d'inspiration et d'expiration forcée qui contrarie les mécanismes de régulation automatique de la ventilation.


L'activité cardiaque


L'activité cardiaque n'est perceptible que par la prise du pouls.
Pendant la marche, le rythme cardiaque de l'adulte ne dépasse pas des chiffres de 130 à 150 battements par minute, chiffre qui diminuera avec une pratique régulière.


Au cours d'un effort, prendre son pouls au niveau des carotides est difficile, compter avec précision le nombre de battements cardiaques par unité de temps est dans la pratique impossible et source d'erreur.


Un dysfonctionnement du cœur se traduirait l'apparition de douleurs thoraciques ou par une fatigue subite anormale.
La marche par la succession de contraction et de relâchement musculaire favorise la circulation sanguine dans les membres inférieurs. La tension artérielle n'est guère augmentée pendant la marche et le risque d'accident vasculaire chez les personnes hypertendues est très faible. De même, les infarctus du myocarde sont exceptionnels chez les randonneurs réguliers.

En résumé, au prix de quelques précautions, la pratique régulière de la randonnée ne peut être que bénéfique pour l'état de santé.

Auteur : Dr Jean-Pierre HERRY