Edité le 17/05/2012
- Nécessité du recours à une procédure de stérilisation bien maîtrisée et de coût acceptable pour traiter les dispositifs médicaux critiques et semi-critiques réutilisables qui peuvent être stérilisés et qui ne peuvent pas être achetés à coût acceptable en usage unique (La Revue Prescrire).
- Le mieux est souvent l'ennemi du bien, il faut explorer des procédures tout aussi efficaces mais plus simples et plus opérationnelles " en pratique de ville ". Les réponses aux questions microbiologiques, économiques et écologiques posées par la pratique " non hospitalière " doivent être réunies en toute indépendance. Les soins " de ville " existent-ils en France ? Tout est centré sur l'hôpital ou plus précisément sur le marché hospitalier (La Revue Prescrire p 945).
- La stérilisation par chaleur sèche (Poupinel) reste reconnue par la pharmacopée européenne et peut être toléré lors des soins ambulatoires où les gestes sont peu invasifs et le risque de transmission de la maladie de Creutzfeld-Jacob très faible voire inexistant (cf infra pages suivantes et Guide d'hygiène et soins ambulatoires p. 58). Les virus des hépatites et le VIH sont plus sensibles aux désinfectants que d'autres virus tels que rotavirus ou adénovirus. Une désinfection de bas niveau inactive les virus des hépatites et le VIH (Guide d'Hygiène et soins ambulatoires p. 49).
- Le protocole proposé met en œuvre deux procédés successifs : désinfection de haut niveau puis stérilisation à la chaleur sécher, ce qui garantit l'efficacité finale du processus sur tous les agents infectieux connus à l'exception des prions, pour cette désinfection de haut niveau est d'une efficacité partielle. Les imperfections de la phase de désinfection (rinçage à l'eau non stérile, manipulation avec des gants non stériles, et en l'absence d'un flux d'air laminaire, séchage avec serviettes en papier) n'apportent que le risque de recontamination par la flore banale de l'environnement (au pire virus) dont on sait qu'ils seront détruits par le Poupinel. (Dr E. Rigal médecin biologiste responsable du CLIN de Praz Coutant. En toute riguer cette affirmation demanderait une vérification expérimentale pour être scientifiquement incontestable.)
- Une désinfection sporicide (de haut niveau) est par essence mycobactéricide (BK), bactéricide, virucide et fongicide. Une désinfection mycobactéricide (de niveau intermédiaire) est par essence bactéricide, virucide, et fongicide). Une désinfection bactéricide (de bas niveau) détruit les bactéries végétatives, les virus des hépatites et le VIH (Guide d'Hygiène et Soins ambulatoires p. 49-50).
- L'activité anti-microbienne de l'eau de Javel est validée par des normes : elle est sporicide (NFT 72-230), mycobactéricide (EN 1276 NF T72-173), virucide (NFT 72-180) et fongicide (EN 1650 NF T72-203). Elle doit être utilisée seule, dans l'eau froide, après avoir nettoyé et rincé les surfaces. L'acier inoxydable doit toujours être javellisé à froid (maximum 30°C) en respectant le temps de contact (15 mn) sans le dépasser. Sous cette condition les dosages préconisés (300 ml à 2,6% chlore actif pour 10 litres d'eau) ne modifient pas les inox de bonne qualité non déjà altérés (chambre syndicale nationale de l'eau de javel 125 bd Malesherbes 75017 Paris tel 01.47.47.89.13) - document " eau de javel et hygiène hospitalière ".
- Le problème des prions : (cf pages suivantes) Les prions sont partiellement inactivés par les procédures de désinfection ou stérilisation habituellement utilisées dans la plupart des hôpitaux. Pour la phase de stérilisation, il existe un consensus pour l'autoclavage à 134°C durant 18 minutes. Pour la phase de décontamination, il est recommandé d'éviter les désinfectants à base d'aldéhydes, et d'insister sur les étapes du lavage (décontamination puis nettoyage) qui, si elles sont réalisées de façon optimale, doivent considérablement diminuer la quantité de matériel tissulaire résiduel présent sur la surface des instruments chirurgicaux.