Edité le 09/05/2008

Le taux de port du casque chez les moins de 11 ans augmente très régulièrement, il atteint les 70% en 2004 (contre 15% en 1995).
Il s'agit du résultat le plus visible des différentes campagnes de sécurité.
Les traumatismes crâniens, les lésions de la face et du crâne sont beaucoup plus fréquentes chez le jeune enfant que chez l'adulte, ce sont des lésions potentiellement graves entraînant souvent une hospitalisation.
L'enfant est plus petit qu'un adulte et en cas de collision sera plus facilement touché au niveau de la tête.
Il est beaucoup moins attentif à ce qui se passe autour de lui, son champ de vision est plus limité que celui de l'adulte. Son comportement sur les pistes le rend plus vulnérable.
Sa tête représente un poids proportionnellement bien supérieur à celle d'un adulte.
On constate un taux de lésions plus faible chez les porteurs de casque : le risque est divisé par 2.
Exemple... La simple chute d'une paire de ski posée contre un mur sur la tête d'un enfant suffit à provoquer une plaie du cuir chevelu nécessitant des points de suture ou toucher plus gravement le crâne et les os de la face. 
Nous conseillons le port du casque systématique en snowpark.
Le casque doit protéger les diverses parties de la tête sans présenter de caractéristiques dangereuses ou gênantes. Vérifier que le matériel que vous achetez est aux normes. Coexiste encore deux types de normes la norme française : étiquette verte marquée NF ; la norme européenne ? étiquette blanche Certifiée CE. Chaque casque doit porter un marquage durable (demeurant toute la durée de vie du casque) et facilement lisible. Ce marquage doit comporter :
1. Numéro de la Norme EN 1077
2. Nom ou marque du fabricant
3. D ésignation du modèle
4. Casque pour skieurs de ski alpin
5. La taille ou la gamme de taille du casque, indiquée comme étant la circonférence (en cm) de la tête pour laquelle est conçu le casque.
6. Le poids du casque
7. Trimestre et année de fabrication
ATTENTION ! Il existe sur le marché plusieurs type de casques qui n'offrent pas toutes les mêmes protections :
- La protection crânienne est une coiffe constituée de plusieurs éléments qui peut être ajusté à la taille du tour de tête de l'enfant. Dotée d'une garniture de faible épaisseur, cette protection présente l'avantage de la légèreté mais devra être réservée aux petits enfants évoluant dans des zones protégées ( zones sécurisées réservées aux enfants ).
- Le casque constitué d'une coque monobloc avec garniture intérieure permettant d'absorber les chocs. Ce type de casque ne doit être utilisé que pour la pratique du ski. Il peut être facilement pénétré par un objet contondant. Ne protège que les parties latérales et occipitales du crâne. C'est celui que doivent choisir les enfants skiant sur les pistes.
- Le casque avec protection faciale dispose d'une structure rigide enveloppant le maxillaire inférieur. La protection faciale est amovible et doit de ce fait faire l'objet d'une surveillance toute particulière quant au verrouillage des vis et à son inclinaison. Il offre une protection supplémentaire de la face en cas de choc sur un obstacle ! Il est utilisé par les compétiteurs de slalom afin de se protéger des chocs sur les piquets.
Pour un maximum de protection, un casque doit être ajusté convenablement. La fixation et le serrage des sangles doivent être fait de sorte qu'il ne glisse pas lors des mouvements de la tête.
ATTENTION ! La taille du casque et le dispositif des sangles doivent être vérifié dès l'acquisition du casque.
Casque trop mobile sur la tête de l'enfant : conséquence possible en cas de choc frontal sur un obstacle !
Vérifier son poids
Plus le casque est léger plus il sera facile à supporter pour l'enfant. Un casque trop lourd peut-être un handicap important pour un petit enfant.
Un casque doit être aéré pour être tempéré. Il doit pouvoir être porté confortablement par tous les temps. Il ne doit gêner ni la vue ni l'audition. La sangle mentonnière doit être réglable et confortable. Veiller à ce que l'enfant porte le casque avec un masque de ski. Celui-ci doit s'adapter parfaitement sur le casque. Choisir de préférence le masque prévu pour le casque en question.
Un impact peut partiellement détruire ou endommager un casque. Ce dommage peut ne pas être visible à l'œil nu.
Aussi doit-on éviter d'utiliser un casque après un choc. Si la calotte est fabriquée en un matériau susceptible de subir une détérioration en cas de contact avec les hydrocarbures, des produits de nettoyage, des peintures, des autocollants ou tout autre produit, un avertissement approprié doit être apposé sur le casque.
Un enfant peut se sentir encore plus invulnérable puisque porteur d'une protection ; n'oubliez jamais de rappeler à l'enfant les règles de sécurité et de priorité élémentaires.
La vitesse est un concept dont l'adulte perçoit mieux les conséquences que l'enfant. .
ATTENTION ! L'enfant dispose d'un champ visuel réduit par rapport à l'adulte. De plus à cause de sa taille notamment aux abords d'une rupture de pente, il perçoit plus tard que l'adulte les éventuels obstacles qui pourraient encombrer sa trajectoire et dispose d'une distance moindre pour réagir.