Edité le 12/05/2008

L'hiver dernier, sur les 8,8 millions de pratiquants de sports d'hiver en France, 150 000 blessés ont été pris en charge par les Médecins de Montagne (dont 33,5% amenés par les services des pistes).
Le ski alpin arrive en tête des sports d'hiver avec 6,4 millions de pratiquants. L'hiver dernier, cette activité physique fut à l'origine de 102 300 accidents. Le risque d'accident étant multiplié par 2 pour les niveaux « débutants » (moins d'une semaine de pratique dans la vie d'un skieur) et les « débrouillés » (pratique du ski depuis plus d'une semaine mais skieurs pas très à l'aise).
C'est l'entorse du genou qui représente l'accident le plus courant en ski alpin : près de 15 500 individus sont victimes chaque année de la forme la plus grave de l'entorse du genou : la rupture du ligament croisé antérieur.
Un réglage trop faible " pas assez serré " peut provoquer un déchaussement intempestif de la chaussure et donc la chute du skieur.
Un réglage trop fort " trop serré " empêche le déclenchement de la fixation et provoque des lésions essentiellement situées au niveau des membres inférieurs.
En faisant contrôler lors de chaque séjour le réglage de ses fixations chez un professionnel selon les normes en vigueur. Ces normes prennent en compte le sexe, le poids et la taille de la chaussure du skieur. Pour une conformité avec les préconisations de l'AFNOR, il est également nécessaire d'utiliser le profil du skieur : niveau, d'âge, condition physique et manière de skier.
Si le mauvais réglage des fixations est responsable de 43% des entorses du genou, l'absence de réactivité musculaire a aussi une forte incidence sur ce type de lésion.

Pour un bon déclenchement des fixations, les muscles doivent être dans un état de vigilance, prêts à répondre lors d'un déséquilibre ou lors d'une chute arrière. Un entretien musculaire ciblé et des tests de contrôle de la fatigue des muscles concernés permettent de prévenir les entorses du genou.

Toutefois, de nombreuses personnes pratiquent encore les sports d'hiver sans préparation musculaire et sans vérifier leurs fixations. Encore cantonnées, dans l'imaginaire populaire, aux classiques fractures, les lésions provoquées par les accidents de sports d'hiver ont largement évolué ces dernières années. Leur prise en charge par les chirurgiens orthopédistes s'est accrue. Ainsi, les patients présentant des lésions associées à une entorse grave du genou et souhaitant conserver leur niveau d'activité sportive doivent être opérés.