Médecins de Montagne

Edité le 19/10/2017

Objectifs

Le réseau permet :

  • de déterminer précisément l'évolution d'une pathologie pour un sport d'hiver (analyse de la population "blessée");
  • d'observer les habitudes des usagers des pistes, de choisir les axes des différentes campagnes de prévention nationales concernant les accidents de sports d'hiver (étude de la population " témoin ") ;
  • d'évaluer l'impact d'une campagne de prévention auprès des pratiquants (port du casque chez l'enfant pour éviter les traumatismes crâniens
  • réglage des fixations aux normes pour éviter les entorses du genou...) ;
  • de mesurer les retombées de ces campagnes sur la population des blessés.


Grâce au réseau, on constate par exemple que :

  • Les entorses et les fractures représentent près de 60% des lésions survenues lors d'accidents de sports d'hiver.
  • Les entorses du genou sont les lésions les plus fréquentes en ski alpin avec une nette prédominance chez la femme.
  • Le snowboard, souvent décrit comme une pratique plus dangereuse que le ski alpin, doit cette " impression " aux débutants.
  • La baisse importante du nombre de traumatismes crâniens chez l'enfant a été obtenue depuis la mise en œuvre de la campagne " Skiez casqué " en 1993.

 

Ces résultats sont très significatifs dans la mesure où une comparaison avec un groupe témoin est possible.
Cependant, des blessés peuvent avoir des lésions sans consulter pour autant sur place, les résultats obtenus du réseau sont donc minorés vis-à-vis de la véritable sinistralité.
La difficulté majeure réside dans le manque de fiabilité des populations témoins, principalement à cause du coût de ces études.